Petites nouvelles du front
Comme vous avez pu vous en apercevoir, je n’étais pas là ces derniers jours.
Tout simplement parce que je n’étais pas là !
J’ai passé plusieurs jours hors de chez moi à gouter aux plaisirs évidents et naturels de la vie.
Par la même j’ai eu droit à un très beau et tendre câlin très nourrissant pour l’âme et le corps.
Donc tout va bien ; si ce n’est que je suis bien fatiguée pour n’avoir quasiment pas dormi de 3 jours. Mais cela valait le sacrifice de mes nuits en allongeant à perte de temps une journée bien riche, douce, passionnante et diversifiée sous le signe du partage.
Samedi j’ai visité un très vieux château en ruine, non accessible au publique normalement, et j’ai pu grimper tout en haut d’une très grande et étroite tour médiévale,à absorber un panorama à 360° à couper le souffle.
Il faisait beau, tout était calme et paisible, et j’ai admiré le temps s’arrêter sur un instant de pure bonheur détacher de tout.
Voilà !
Demain j’ai un gentil inspecteur de l’éducation nationale qui vient chez moi pour inspecter, avec une conseillère pédagogique, le travaille effectué avec mon fils sur l’année. Je suis prête, confiante et détendue. Tout coule….
Tant de choses coulent maintenant…
Pareil pour la MDPH, je suis quasiment sure d’avoir enfin gagné mon combat. Tout se présente au mieux !
Beaucoup de difficultés sont derrière moi.
Un moi qui continu son chemin, travaille sur lui pour guérir ses plaies et qui a compris que tout était à travailler chaque instant, pour maintenir un équilibre en perpétuel mouvement.
Il reste au fond de moi de la douleur, de la fragilité, mais je suis très confiante ! J’ai eu la très belle opportunité de rencontrer une thérapeute extraordinaire avec qui j’abats un travail de titan en peu de temps et plus de facilité que je l’aurais pensé.
Je suis heureuse de tout ce que je vis. De ressentir mon chagrin, ma douleur ma colère car je sais que si aujourd’hui ils passent en moi c’est pour sortir et partir, enfin !
Par contre je me sens encore sur le qui vive car fragile, et peu de choses me déstabilisent sur le plan émotionnel, ce qui se traduit par une douleur, un chagrin, une perte d’élan et d’envie de vie, très forts. Donc, je reste vigilante, pour mieux appréhender tous ces moments qui me peinent si facilement et m’extirper du vide dans lequel je me sens.
Et paradoxalement, en sus de la grande confiance dans laquelle je suis, j’ai peur !
Une peur que j’attendais au détour depuis bien longtemps, que j’ai toujours fuit mais auprès de laquelle je me confronte enfin !
Ça fait « peur » et du bien de pouvoir enfin soigner cette émotion si profondément et viscéralement ancrée en soi.
Voilà ! Je ne crie pas victoire. Il y aura encore bien d’autres moments de chagrin, de baisses de régimes mais tout va dans le bon sens et je suis « confiante » !