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  • Pardon

      

    Savoir être dans le pardon, tel sera le sujet de mon jour, de ma semaine et je n’espère pas de mon mois.

    J’ai décidé, d’apprendre ce que je n’ai jamais eu à apprendre jusqu’à présent.

    La rancœur je n’ai jamais connue et la colère n’a toujours était que très fugace (quelques minutes). Donc facile de ne pas en vouloir, de ne pas tenir compte du mal ou de l’offense subite, facile de ne pas se sentir ronger par une colère négative bien plus pour soi que pour celui qui en est l’objet.

    Toutefois, ces derniers mois j’ai découvert la colère qui colle aux parois interne de son être. Et ce n’est pas agréable du tout ! Du tout ! Cela ronge. Et avec le temps par moment s’adoucie, par moment s’exacerbe en rancœur et en sentiment tout ce qu’il y a de plus mauvais envers l’autre.

    Mais ce qui ne semble pas se digérer, l’ai tout autant dans le cœur, dans la peau que dans la tète, et chacun entretient et alimente l’autre de son venin.

    Aujourd’hui, enfin y’a quelques jours, j’ai décidé de prendre le problème à bras la tête. Même si mon corps et mon coeur restent animés des même émotions pour l’instant, je vais mette de l’eau sur le feu de mon esprit. Il est bien plus facile de contrôler son esprit que ses émotions profondes, donc c’est logique que je m’attaque à lui en premier.

    J’interdis donc à mes pensées d’être dans le ressassement négatif et l’assène de « il faut être dans le pardon ! ».

    Et bien, cela a un effet domino sur le reste de moi. Et même s’il me reste encore beaucoup de travail et bonnes paroles à me répéter, cela semble doucement faire son effet.

    Pardonner, passer à autre chose, pardonner…. J’essaye, je fais, j’essaye, je fais….

     

    Enfin, c’est étonnant (une fois de plus) quand même de devoir découvrir cela à 36 ans ! Et ce n’est pas facile à gérer la colère quand on la découvre pour la première fois ! je suis un peu un  nourrisson en ce moment face à de nouvelles émotions (ou non émotions) et un nouveau moi.

     

    Mais quel a été le facteur déclencheur de mon « faut être dans le pardon » ?

    Ma note « J’aimerai qu’on m’explique un truc : » j’ai été très choquée par les propos que je tenais. Ils sont d’une grande virulence qui me navre. Et même s’ils sont le melting-pot de situations et de personnes, et frise pour certains l’exagération plus que la réalité, ils n’ont néanmoins été dit et l’espace d’un instant pensés !

    Je ne peux vivre avec tant de colère qui amène mépris et haine. Je ne cautionnerai jamais ces 2 sentiments, et me sens dans l’obligation de luter contre.

    Voilà, donc aujourd’hui je lutte. Pour un moi meilleur, pour plus de sérénité au fond de mon être. Pour retrouver mon regard bienveillant poser sur ce qui m’entoure.