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  • Merle, Merlette, Merlinoux

     

     

    Dans ma cour j’ai une haie de 2M et des bananes, de lierre.

    Il y a 3 mois de cela, j’ai installé un grillage sur ma haie pour empêcher mon chat de sortir de ma cour comme à son habitude. Et ça marche ! Plus de chat à aller chercher dehors en pleine nuit (certains plus fragiles je pense, en gardent un souvenir traumatique) !

    Mais également cela à eu pour conséquence de rendre plus propre la haie et aussi plus dense, surtout vers le haut qui fait un petit retour bien utile quand je suis dessous, sur mon transat, pour me parer du soleil ou d’une petite pluie fine.

    Je profite donc de ma cour et de mon transat tous les jours (même en hivers) et voir plusieurs fois par jours depuis que le temps est clément.

     

    Ainsi, début mai j’ai vu un merle s’enfouir sous mes yeux, au dessus de mon transat, dans ma haie de lierre.

    J’ai alors regardé de plus près…. Pour apercevoir après quelques minutes un nid et une merlette dessus !

    18mai09.JPGCool me suis dis-je ! Depuis le temps que j’espérais un nid aux abords de ma cour !

    Par contre je ne savais pas s’il y avait des œufs ou déjà des bébés oiseaux dedans.

    Ainsi, j’ai profité, le lendemain, d’une absence provisoire de la maman pour me hisser du haut de mon échelle sur ma haie, et regarder : 3 œufs !

    Cool 18mai09 (8).JPG!

    J’ai donc attendu (j’étais quand même redescendu de mon échelle entre-temps)

    Attendu

    Attendu

    Regardé sur internet combien de temps cela couvait une merlette : 12 à 14 jours

    Attendu

    Attendu

    Tiens une coquille d’œuf sur mon transat !?

    Les œufs ont éclos ?

    Ou un œuf est tombé du nid (ho hé ça suffit hein !!?? Je sais ce que vous pensez ! Pas tout seul il est tombé du nid bien sûr !!! Peufff !!! ) ??

    Je regarde tous les jours, 2 fois par jour le nid mais madame merle est dedans et je ne vois rien !

    J’attends

    J’attends

    Haaaa madame merle n’est pas là ! vite l’échelleeeee !

    Et que vois-je ?

    30mai09 (16).JPGHoooo comme ils ne sont pas beaux ! Mais comme c’est mignon, ayé y’a des bébés ! (ils doivent avoir dans les 5 jours très approximativement).

    Fils ! Fils ! Viens vite voir on a 3 bébé merles dans notre haie !

    Hooooo des bébés merles !!!

    Les jours passent, on regarde, au moins 2 fois par jour (parfois 3, 4, 5….) le nid et on profite d’une échappée de maman merle pour monter sur l’échelle et s’approcher.

    Ça grandit vite !

    Vers 10/19 jours ils quitteront le nid

    Hier, en prenant les photos à 2 cm du nid, pendant que madame était partie, j’ai été surprise quand je l’ai vu rappliquer.

    Tout autant qu’elle, qui du coup à fait comme moi : plus bouger !5juin09 (6).jpg

    On s’est regardé les yeux dans les yeux pendant de très longues minutes.

    Regardé

    Regardé

    Regardé

    (j’ai une crampe au doigt là !)

    Regardé

    Elle avait un scarabée dans le bec.

    Au bout d’un moment, elle s’est mise à bouger et s’est installée dans son nid sur ses petits.

    Elle commence à avoir l’habitude de notre présence très présente d’humain.

    Elle nous voit et entend tous les jours.

    Pire j’ai même fini par toucher son nid

    Elle est revenue quand même

    Alors j’ai encore touché son nid

    Et elle revient encore

    J’ai même caressé ses bébés 2 fois

    Et elle revient, toujours revient

    Hier je lui ai donné un petit morceau de pain aux céréales. Je ne sais pas si elle l’a mangé car elle l’a pris mais n’a plus bougé tant que je la regardais.

    J’ai du melon, je lui en donnerais demain.

    J’aimerai bien qu’elle s’apprivoise un peu, ainsi que ses petits.

    Ça me manquait d’avoir une copine oiseau.

    Surtout qu’en ce qui me concerne je n’aimerai pas avoir des oiseaux en cage.

    L’oiseau a besoin d’espace et il est synonyme de liberté !

     

    Donc voilà, je n’ai plus qu’à attendre que les petits sautent hors du nid (ils le font en général 1 semaine avant de savoir voler et se font nourrir à terre par leurs parents).

     

    Donc voilà comme vous pouvez le constater j’ai une vie très remplie ! 

  • Merle, Merlette

     

    Merle_noir.jpgLe Merle noir, ou plus communément Merle, (Turdus merula) est une espèce d'oiseau de la famille des muscicapidés. Le merle niche en Europe, Asie et Afrique du Nord, et a été introduit en Australie et en Nouvelle-Zélande. 

    Mâle et femelle ont un comportement territorial sur le site de nidification, chacun ayant un comportement agressif distinct, mais sont plus grégaires lors de la migration ou sur les aires d'hivernage. Les couples restent dans leur territoire pendant toute l'année dans les régions où le climat est suffisamment tempéré. De nombreuses références littéraires et culturelles à cette espèce commune font cas de son chant mélodieux. 

    Le régime alimentaire des Merles noirs est omnivore. Ils se nourrissent d'une grande variété d'espèces d'insectes, de vers et de divers autres petits animaux et ils consomment également des fruits et parfois des graines.

    Les merles recherchent principalement leurs proies à terre. Ils courent, sautillent, progressent par à-coups et penchent la tête de côté pour observer le sol. Ils chassent principalement à vue mais utilisent aussi parfois leur ouïe. 

    Les Merles noirs ont une territorialité très affirmée et ne vivent pas en groupe. Chaque individu délimite son territoire propre dont l'étendue varie de 0,2 à 0,5 ha en forêt ou de 0,1 à 0,3 ha en ville. Le mâle établit son territoire au cours de sa première année d'existence et le garde sa vie entière. Durant la saison de nidification, un merle ne supporte aucun congénère, à l'exception de son partenaire.

    En dehors de la période de reproduction, plusieurs merles peuvent partager un habitat commun qui leur procure nourriture et abri, et il arrive qu'ils se perchent pour la nuit en petits groupes, mais même dans ce cas, il n'y a guère de relations entre les individus. 

    Le chant du mâle est un gazouillis non répétitif et mélodieux, flûté et assez grave, aux strophes plus ou moins longues mais souvent terminées par des sons moins purs et parfois un peu grinçants. Ce chant est réalisé depuis le haut des arbres, le toit des maisons ou tout autre perchoir dominant les environs. Il chante de mars à juin, parfois début juillet. 

    Cette espèce est monogame, la fidélité étant généralement la règle jusqu'au décès d'un des partenaires. La séparation des couples survient cependant dans 20 % des cas après une saison de reproduction ayant un faible taux de réussite. De plus, bien que « socialement » monogame, des études ont montré que le taux de paternité adultérine peut atteindre 17 % chez cette espèce. 

    Le couple nicheur recherche un emplacement convenable pour la nidification dans un buisson (arbustif ou grimpant), généralement à environ 2 m du sol, favorisant certaines espèces végétales comme le lierre, le houx, l'aubépine, le chèvrefeuille ou le pyracantha. Le nid peut aussi être installé sur la fourche d'une branche d'arbre.

    Bien que le mâle puisse aider à la construction du nid, principalement en apportant des matériaux de construction, la femelle construit presque seule un nid en forme de coupelle avec de la mousse, de l'herbe, de petites racines et des brindilles, qu'elle borde ensuite de boue ou de feuilles boueuses. Elle pond ensuite 2 à 6 œufs (généralement 4). 

    La femelle couve seule durant 12 à 14 jours avant l'éclosion, qui donne naissance à des oisillons nidicoles, nus et aveugles d'une masse de 5 à 6 g. Les parents s'occupent tous les deux des petits, les nourrissant et débarrassant le nid des sacs fécaux. La masse atteinte par le poussin à l'âge de huit jours est déterminante pour la survie ultérieure : la masse idéale serait alors de 35 à 45 g, en dessous de ces valeurs le poussin aurait très peu de chance de survivre. En effet, la période qui suit le séjour au nid est primordiale pour la survie. Pendant trente jours, les jeunes sont alors particulièrement vulnérables : les plus lourds sont alors favorisés par rapport aux plus légers. À douze jours, les poussins pèsent entre 60 et 65 g.

    Ils quitteront leur nid très tôt, au bout de 10 à 19 jours (13,6 jours en moyenne avec une masse de 70 à 80 g), une semaine avant de savoir voler : ils rampent hors du nid, se laissent tomber en voletant, et vont se mettre à couvert à proximité. Ils seront encore nourris par leurs parents pendant trois semaines après leur départ du nid et suivront les adultes, mendiant de la nourriture. Si la femelle commence une deuxième couvée, le mâle assurera seul le nourrissage des jeunes. Une seconde couvée est en effet commune, la femelle réutilisant le même nid si la première couvée a été couronnée de succès et, dans le sud de l'aire de répartition de cette espèce, il peut ainsi y avoir jusqu'à 3 couvées par an, voire davantage. Pendant la période où les petits sont nourris par leurs parents, ils apprendront à choisir leur nourriture. À mesure que leur expérience et leur confiance augmentent, ils commencent à s'aventurer plus avant dans le territoire parental. Les jeunes finissent par prendre leur indépendance et s'envoler, toujours de leur propre chef : ils ne sont jamais chassés par leurs parents.

    Les jeunes seront à leur tour capables de se reproduire à un an, après avoir choisi leur propre territoire.

    En France, la prédation, les maladies, la chasse et les aléas climatiques provoquent une mortalité moyenne variant de 50 à 80 % selon les régions. 

    Un Merle noir a une espérance de vie de 2,4 ans en moyenne, ce qui inclut la mortalité infantile. Les Merles noirs dépassant leur première année vivent 5 ans en moyenne, mais selon des résultats basés sur le marquage, cette espèce peut atteindre un âge record de 21 ans et 10 mois. 

    Un merle mâle essaie de détourner l'attention d'un Faucon crécerelle trop proche de son nid

    Le principal prédateur du Merle noir est le chat domestique, mais le renard, la fouine, l'hermine et les rapaces, comme les éperviers et les autours, chassent aussi cette espèce quand l'occasion se présente, et limitent ainsi les populations de Merle noir. Par contre, il n'y a guère de preuves directes montrant que la prédation des œufs de Merle noir, des oisillons ou des adultes par les Corvidés, tels que la Pie bavarde, la Corneille noire, ou le Geai des chênes, ait un impact direct sur les effectifs des populations de merles.

    Le Merle noir est occasionnellement l'hôte involontaire du Coucou gris (Cuculus canorus), espèce parasite qui pond ses œufs dans le nid d'autres espèces. Mais généralement, le coucou en est pour ses frais, car le merle sait reconnaître l'adulte de cette espèce, mais aussi ses œufs, plus gros que ceux des espèces qu'il parasite, et qui sont rejetés. Le merle introduit en Nouvelle-Zélande, où le coucou ne vit pas, a depuis perdu la capacité à reconnaître le Coucou gris adulte, mais rejette toujours les œufs de ce dernier

     

     

    Mais pourquoi elle nous parle de Merle la Pom !!??

     

     

    Ha bah c'est pas dur à deviner non.... !?

    Ok, Ok , vous aurez bientôt une note pour vous expliquer !