Goût amer
Voilà !
Je lui ai écrit une lettre, plutôt longue mais pas trop, où j’ai posé avec modération, positivement et le plus justement possible mes mots.
Aucun reproche.
Juste un ressentit, le mien exprimé en tentant de suggérer, d’ouvrir à la compréhension, sans poser à même la page des mots abruptes et peut-être trop durs à entendre.
Mais.
Voilà !
Il l’a mal pris….
Clash !
Clash de souffrance
(je vous passe toutes les vilaines choses qui m’ont été dites du coup… tout y est passé… !)
Et il n’a pas compris….
Peut-être moi non plus d’ailleurs…
Je regrette qu’il ne voit pas, qu’il appartient toujours à soi (et pas que à l’autre) de susciter l’amour ou de le détruire.
Et qu’Aimer, de toutes ses forces, n’est pas contraire pour autant à tout mettre en œuvre pour briser ce sentiment chez l’autre …
J’ai de la peine, pour lui avant tout.
Je me sens inquiète, pour lui surtout.
Et peut-être un peu de culpabilité se loge dans mes pensées.
Je cherche ce que j’aurais pu faire mieux, autrement ou ne pas faire.
J’ai forcément ma part de responsabilité.
Ne pas vouloir nuire.
Vouloir faire de son mieux en son âme et conscience, et avec ce que l’on est, ne déresponsabilise pas. Bien au contraire !
Je m’inquiète de la tournure que vont prendre les choses pour lui, même si à vrai dire je suis dans le recul…
Mais je ne peux l’aider.
Pourra-t-il s’aide lui-même ?
La souffrance est destructrice… je le sais….
Elle balaye également l’équilibre, toujours remis en cause, de chaque être.
Que faire… ?
Par moment je crains qu’il dérape au point de me nuire aussi ou de faire un (ou des) acte insensés…
L’avenir seul dira…. ?
Moi qui aspire à la légèreté, n’est-ce pas immoral (inhumain) d’être ainsi et de vouloir me détourner, pour voler vers ma liberté ?
Ou s’arrête ma responsabilité ?
Mes yeux se portent au loin vers le soleil et lui porte ses yeux vers moi tandis que son corps, son cœur et son âme souffre.
C’est triste !
Mais je suis démunie, impuissante même…. !
Dois-je feindre l’amour ?
Non je ne le crois pas et pourtant…