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  • Un jour…

     

    Depuis quelques jours j’ai l’impression que je n’ai guère le moral.

    Enfin, je ne suis pas sure car d’un coté je reste tranquille, optimiste, confiante et de l’autre je me sens mal, je n’ai pas envie de sourire, pas envie de grand-chose…

    J’ai même un petit air apathique en contraste avec un petit cœur qui pulse un peu trop fort.

    D’ailleurs ça me fait chier de refaire grave de la taticardie car ça fait mal ! J’ai mal au réveil, toute la journée et n’arrive pas à m’endormir le soir à cause de ça. La nuit je dors mal, je me réveil, encore à cause de mon cœur, et le matin aux aurores je n’arrive plus à dormir mais suis tétanisée dans mon lit avec ce cœur qui frappe si fort dans ma poitrine, et n’arrive pas à me lever.

    Je me sens démunie. Triste.

    Et j’attends…

    J’attends…

    Je laisse la vie passer et attend qu’elle m’emporte dans son mouvement… mais ne suis-je pas en train de laisser passer la vie devant moi ?

    Peut-être. Je m’en fou à vrai dire. C’était plus une constatation d’une interrogation.

    Je reste philosophe et me dit que tout doit avoir son utilité, son sens et que ce qui doit se faire se fera… j’ai cessé d’être interventionniste. J’ai cessé de provoquer les choses, de les réfléchir, les comprendre/calculer pour mieux pouvoir les appréhender.

    Peut importe ce à quoi je crois, peu importe ce que je vois et pense savoir, la seule personne sur laquelle je pense et souhaite avoir un peu de prise c’est sur moi-même. Pour l’instant j’ai décidé, comme un accord avec moi-même (et il est très important que je me sente en total accord avec moi-même) de faire de mon mieux pour évoluer positivement et humainement avec respect.

    En faite je n’attends plus rien de personne. Non pas que je sois désabusée mais par ce que cela me semble inutile, voir dommageable de part et d’autre.

    Par contre je donne facilement ce que j’ai et suis, et accepte également avec plaisirs ce que certains souhaitent m’apporter.

    Mais j’en ai marre de me taper la tète contre les murs face… peufff …. à quoi bon d’expliquer ce qui me parait tellement incongru, inutile, absurde… !

    Pour l’instant j’ai juste besoin d’être en paix…

     

    Aujourd’hui, quelqu’un m’a dit très gentiment et de tout son cœur, en plus c’est un homme bien et charmant, comme il aimerait pouvoir me consoler.

    Mais je ne souhaite personne pour me consoler. Ma douleur n’est que mienne et il n’appartient qu’à moi de la transcender.

    Je ne veux rien de personne, non pas par fierté ou égo mal placé. On a toujours besoin des autres… mais la non, l’amour des autres ne me soulage pas, pire parfois il me rend encore plus contrasté la douleur que je ressens.

    C’est difficile à expliquer…

    L’amour qu’on me porte, et c’est une chance, un trésor précieux, n’est pas en question.

    Ce qui est en jeu est tout l’amour que j’ai pu porter, à perte, par le passé.

    Il y a des êtres pour lesquels mon amour reste grand, grand comme leur absence. Absence qui coule acide dans mon cœur.

    Et tout l’amour du monde ne remplacera pas le leur !

    Alors on a beau dire ou faire cela ne change rien.

    Moi j’ai accepté, totalement accepté, on pourrait même parler de deuil fait mais cela n’a pourtant pas changer ma douleur.

    Mon frère par exemple cela fait tant d’années qu’il n’est plus là, et je n’espère pas le revoir, pourtant je continue à l’aimer et il continue à me manquer. Et si câlin je pourrais avoir et bien de lui ce serait parfait. Le serrer fort dans mes bras, lui dire comme je l’aime tout simplement.

    On parle des souvenirs, de ce qui est beau à garder dans sa mémoire... Oui et ? L’amour de l’autre, le besoin de l’autre est un souvenir aussi ?

    Cela remplace t’il le regard, le touché, l’odeur d’une personne. Et les besoins du présent ? Ceux qui font qu’on a envie de se sentir aimé on en fait quoi ? Le passé ne nourrit pas mon présent, il le rend au contraire vide, cruel, immonde…

    Voilà il faut juste que je vive avec l’absence, l’absence de présence et d’amour de ceux que j’aime, toujours un peu chaque jours.

    Et à y regarder de plus près, quand on cumule cela fini par devenir difficile.

    Et aujourd’hui, je ne pose plus de question, je constate seulement…

     

    Enfin demain, ou la semaine prochaine, ou le mois prochain, ou l’année prochaine… sera un autre jour !

  • Espérance

      

    Suis-je la seule à être confiante et croire en l’autre et en mon avenir sentimental ?

     

    Je n’ai que des échos tristes, désabusés, écœuré…. Autour de moi.

    Les hommes pensent que les femmes sont toutes des salopes et des connes

    Et les femmes pensent que les hommes sont tous des salops et des obsédés !

    Ce qui est étrange car depuis quand les hommes seraient plus intelligents que les femmes ? La nature, fort sage, à créer la femme bien plus intelligente que l’homme, et ce depuis toujours. Seules quelques exceptions, sont là pour confirmer cette règle.

    :-D

     

    Donc, je disais, je suis attristée de voir que beaucoup semblent ne plus croire, ni en leur futur amoureux, ni en la possibilité qu’un autre « bien » existe.

    Et pourtant tant d’hommes et de femmes « bien » sont là…. !

    Tout n’est qu’un état d’être.

    Etre bien avec soi.

    Etre ouvert à l’autre.

    Croire… avoir confiance….

    Tomber les préjugés, les clivages

     

    La vie en plus est pleine de hasards, d’imprévus, de rebondissements, de retournement de situation, d’évolution, et toujours en mouvement…

     

    Rien n’est figé, rien n’est fixé d’avance, le passé ne présage jamais de l’avenir, les répétitions cessent toujours un jour, rien n’est immuable…

     

    Bref, que des évidences qui devraient permettre de croire, car tout permet de croire, que chaque expérience permet un bout de chemin… et qu’un autre attend au détour.

     

    Quant’ à moi, ma situation n’a rien de particulièrement enviable et on ne peut pas dire que j’ai eu beaucoup de chances jusqu’à présent, et pourtant...

    Je sais qu’il existe pleins d’hommes intéressants et gentils, que je suis capable d’être aimé et d’aimer, que la vie mettra sur mon chemin qui me fera un plus avancer…

    Je sais que j’ai des choses à apporter et d’autres à recevoir.

    Je sais que quel que soit l’âge que j’ai, tant que je ne suis pas morte, tout est possible...

    Et je sais que je suis capable comme jamais d’aimer !

     

    Et pourtant, je fais certainement partie de ceux que l’on peut qualifier de « difficile » et contrairement à d’autre je ne me résignerai jamais faute de mieux… on peut toujours avoir mieux ou plutôt avoir ce qui vous plait, vous fait vibrer, vous réconforte, vous remplis, vous aime…

    Oui tout homme gentil et au joli minois ne me plait pas !

    Donc souvent je dis non !

    Car autant je pense que les qualités de cœur sont les premières, les plus importantes à avoir, autant il m’est nécessaire d’être « excité » sur le plan intellectuel aussi ! J’ai essayé de faire l’impasse sur l’aspect cérébral, confrontation de pensés… mais non ! Cela n’attire que ma non envie, pire mon ennuie.

     

    Ma personne n’étant pas des plus communes, elle ne peut se nourrir du commun. Je n’arrive à prendre plaisirs qu’au partage de ceux qui sont « différents », qui sortent du lot extérieurement ou intérieurement… cela a toujours été.

     

    Donc même si les gens rares, sont rares, sachant que j’en ai déjà rencontré par le passé, je sais que j’en rencontrerai d’autres…

    Et surtout, sachant que j’ai toujours tiré leçons et grandis de mes expériences, je ne peux qu’envisager l’avenir sous un jour meilleur…

    Il ne reste plus que la patience… et savoir ne plus reprendre mes chaines et barrières du passé… j’ai mis bien longtemps à m’en défaire, bien longtemps à comprendre, réaliser à quel point elles n’étaient que chaines, barrières et m’empêchaient de vivre, d’accéder à ce qui pourrait me permettre d’être heureuse. Qu’elles n’étaient qu’expression d’une peur plus ou moins consciente et que surtout aucune d’entre-elles n’étaient infranchissables et essentielle.

     

    Aujourd’hui, j’aimerai bien que les gens que je connais gardent confiance eux-aussi, et sache mieux voir et voir ce qui gène tout au fond d’eux pour être heureux.

    J’aimerai qu’ils croient encore… et ne laissent pas la vie les désabuser et perdre leurs espérance…

    Car tout est possible, seul la mort rend définitif et irréversible les choses, seul la mort ! Mais pas la vie !

     

    Et si moi, qui est tant mal, moi qui fut tant abandonné, tant non aimé, tant incomprise, si moi je suis confiante et je crois, si moi….