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  • Je sais que je ne sais rien…

     

    Il fut un temps, un temps qui dura toute une vie jusqu’à…, où je me sentais bien, seule.

     

    A vrai dire c’est toujours le cas ! Je ne m’ennuie jamais (ou presque), je n’ai pas de gros besoins sociaux, j’ai des amis, des vrais, des bons (d’ailleurs je tiens à remercie Syl pour le geste d’empathie et de générosité qu’il a fait pour moi… cela m’a beaucoup touché et m’a montré à quel point j’avais de la chance de côtoyer de si belles personnes au si grand cœur) sur qui je peux compter, j’ai de quoi m’occuper et tout simplement, c’est con à dire, je me sens bien, tranquille avec moi-même.

    Je refuse plus souvent des opportunités de sortir que j’en créais.

     

    Et pourtant, moi qui travaillais jusqu’en 2005, et depuis toujours, dans le secteur « social et éducatif », ai été habituée à être nourrit toute la journée de contacts sociaux diversifiés et riches,  en contraste avec le Sahel relationnel quotidien manifeste actuel.

    A vrai dire cela ne m’a absolument pas gêné, ce changement, très autonome et solitaire (paradoxe avec mon métier tant aimé) que je suis par nature.

    Mais, j’avoue, que depuis un an, je commence à être en manque !

    Alors soyons clair ; quel est la nature de ce manque ?

     

    Il est double.

     

    D’une part, vu l’excès de solitude dans lequel je suis et qui fait que je peux n’avoir aucun contacts sociaux de la semaine (même pas le bonjour de ma boulangère vu que j’achète du pain de mie en grande surface), à part celui avec mes enfants qui eux ont une vie sociale, il est certain qu’avec le temps cela créait un manque. Je suis pour l’équilibre et non l’excès (par l’absence en l’occurrence) dans laquelle je suis depuis 4 ans.

     

    D’autre part, il est certain, que c’est le départ de mon ex qui a créé ce sentiment de vide !

    Du temps où mon ex était là, il était là tout le temps. Vu les horaires décalés de travail qui étaient les siens, il était trèèèès présent à la maison. Ajouté au faite qu’il ne faisait rien en dehors de moi et qu’il était tout le temps collé à moi… cela m’a gêné autant que cela m’a rendu dépendante (d’ailleurs à ce propos il m’a désautonomisé sur beaucoup de choses et rendue quelque part « inutile », enfin, c’est une autre histoire) et que j’ai aimé l’énormitude de son amour donné (comme quoi les excès c’est pas sain !).

     

    Donc, je pense, qu’il y a un juste milieu tout de même à trouver; et qu’être solitaire ne veut pas dire anorexique sociale mais aussi, que le vide ressenti est celui de l’être absent plus que celui du besoin social !

     

    Il fut un temps aussi, où j’avais le sentiment de n’être pas pressée.

    Pas pressée d’aimer, pas pressée d’être aimée…

    Mais le suis-je aujourd’hui… ?

    Ma quête de l’amour actuelle ne me semble pas être là où on peut le croire.

    Vivre une relation d’amour avec X personne me rend bien mais ne fait que camoufler le réel du besoin. D’où mon ambivalence à ce sujet…

    Ma quête d’amour est bien plus profonde et ancienne.

    A l’image de tous ceux qui dans leur enfance n’ont pas eu l’amour et la tendresse requise, et ont souffert !

    Souffert au point de se créer une carapace qui rend lisse et distant le besoin et tant d’émotions aussi…

    A cette quête dont j’ai conscience depuis bien longtemps déjà et sur laquelle je n’ai pas fini de travailler, s’ajoute la perte de l’être aimé (un truc bien présent dans l’enfance également…).

    Et c’est là que tout devient complexe pour moi !

     

    Suis en attente d’amour pour combler un vide de toujours…

    Suis-je en attente d’amour pour combler un manque toujours présent de cet autre parti loin de moi….

     

    Et cette douleur de l’absence de l’autre est’ elle liée à l’amour réel que je lui porte ou tient au faite qu’à un moment donné il a mis le doigt sur le fond de ma blessure d’enfant et comblé artificiellement la brèche ?

    Il est vrai que parfois, j’ai le sentiment que la perte de Romain a ouvert grand les vannes sur ce qui demandait à sortir depuis longtemps.

    D’ailleurs, je me demande souvent pourquoi je l’aime et si je l’aime, en faite…

    Il me parait encore si petit par bien des égards… j’ai le sentiment de ne pas jouer dans la même cours que lui… Et pourtant…. (haaaa paradoxe, paradoxe ! ne serais-tu pas complémentarité ?)

    Parfois même je me dis que j’ai « mieux » à vivre qu’avec lui !

    Et pourtant, il me manque ! (et pourtant… merde y’a un truc entre lui et moi qui est porteur au-delà… En faite, n’est-ce point la différence qui fait la richesse et qui complète… ? Enfin, je ne sais ! si je savais, j’arrêterai d’écrire)

     

    Donc il fut un temps, où je n’étais pas pressé de trouver l’amour, où je ne souffrais pas de solitude, de manque, où j’étais bien avec moi-même….

    (Pas besoin d’être 2 pour être heureux ! c’est une évidence toujours présente pour moi. Et pourtant…)

     

    En faite, là, la seule chose que j’aimerai, c’est juste un peu de son amour. Pas tout le temps, pas tous les jours, même pas souvent, mais juste une petite place dans son cœur et au détour d’un moment de vie un peu de ses bras, de ses câlins.

    Son amour tant aimé m’a fait tant de bien…. et fut d’une telle évidence … que cela me manque.

    Aujourd’hui, je suis comme un coureur cycliste qui pédale à ne plus en finir pour arrivé, pour gagner. Ma course est celle de l’amour intérieur que je souhaite atteindre sans qu’elle ne me soit jamais donnée.

    Mais pendants cette course, tant de fond, que de rapidité, j’ai besoin d’énergie.

    Non pas d’un copieux repas régulier, mais d’un peu de glucide par moment.

    Romain, c’est mon glucide pour l’instant !

    Et je suis en hypoglycémie là !

     

    Je cherche un substitue… (Ha mais par pitié par d’aspartam !)

     

    Ho puis non ! En faite, après toutes ces métaphores, je ne sais pas ! Je ne sais rien !

    Chaque idée qui surgit trouve son contraire la seconde d’après…

    Je ne sais pas où est le vrai du faux !

    Je ne sais que ce que je ressens sur le moment !

    Et ce que je ressens est fugace, éparse, contraire au ressentie suivant !

    Tout s’enchaine, se superpose, se bouscule.

     

    Seule certitude : c’est que j’ai mal et un mal d’amour !

     

     

    Conclusion (long pour long autant aller jusqu’au bout !) : c’est encore en grave chantier tout ça et on ne sait toujours à quoi ça va ressembler à la fin !

    Sinon pour la crémaillère, vous viendrez ?

  • Elle rode…

     

    Une tristesse de fond continue à roder dans l’ombre de mon cœur

    Elle ne se voit pas, ne s’exprime pas et pourtant je la sens, bien réelle, en moi.

    De toutes les émotions pénibles, douloureuses, irritantes… que j’ai pu ressentir, c’est elle que j’aurais le moins bien supporté.

    Elle a quelque chose de lancinant, de sourd, d’envahissant. Elle est comme l’eau, elle s’infiltre partout et humidifie tout. Elle effrite sournoisement toute parcelle de joie que je construis. Elle œuvre dans les tréfonds, à l’abri des regards, ironiques qu’elle est du contraste qu’elle produit avec le sourire extérieur de mon être.

    Parfois, elle provoque un sentiment de rage fugace qui passe aussi vite qu’il ignore à s’exprimer.

    Je suis triste

    J’ai envie de pleurer

    J’ai envie d’oublier

    Et pourtant je souris à la vie qui me le rend bien

    Mais tout me semble factice par moment

    Mon bien-être, ma joie n’a pas de sens tant que ma peine restera.

    Et je ne peux lutter contre elle.

    Même entourée, même occupée, je la sens !

    Et je me demande, à quoi bon, quoi que je fasse, où que je sois, elle persiste…

    Elle est l’image d’une blessure, d’un manque qui ne se colmate pas, à vif de chaque battement d’émotion.

    Peu importe tout ce que l’on peu avoir, quand’ il manque l’essentiel…

    Mais quel est’ il cet essentiel ?

    Le sentiment d’amour ?

    D’amour de qui, de quoi, quand, comment ?

    Je ne sais pas !

    Je ne saurais définir les contours de se qui ressemble à un manque, un manque d’être et d’amour… !

     

    La seule chose auquel je pense quand je tente de percer à jour le point d’axe de cette douloureuse émotion, est le sentiment d’humiliation qui l’accompagne.

    Comme un sentiment de mépris, de rien et de misérabilisme…

    Ainsi, une forme de frustration, de colère sourde est refoulée, brimée en mon cœur malheureux.

     

    Je n’aime ni cette peine, ni l’image que j’ai d’elle.

    Je n’aime ni ce qu’elle provoque en moi, ni ce qu’elle fait de moi !

    Alors même qu’il s’agit de blessure d’amour, de soi de l’autre, elle exacerbe ma douleur en projetant sur moi un filtre de mépris narcissique !

     

    Je me sens faible !

    Je n’aime pas me sentir faible !

    Mes faiblesses n’ont jamais arrêté l’empathie ! Seul le mépris a su se poser sur moi, quand ce ne fut pas l’indifférence, l’abandon.

    Etre faible, m’a rendue miséreuse… seule

     

    Le paradoxe de l’amour est à l’image de l’argent, plus tu en as et plus on t’en donnera…

     

    Haaa et puis zut !

    J’en ai marre de ressentir tout cela !

    Peine, chagrin, ressentiment, mépris, abandon, non amour… !!

    Marre, vraiment marre !!!

     

    Haaa et puis zut, je sais que je me dois, comme le bonheur, trouver l’amour en moi. Mais malgré tout, j’ai envie d’amour, d’amour qui vient à moi, d’amour qui m’embrasse, qui m’entoure…