Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Tout est dit

    Fatigué du mensonge et de la vérité

    Fatigué de parler, fatigué de me taire

    Fatigué d'espérer et fatigué de croire

    Fatigué de haïr et fatigué d'aimer

    Fatigué de sourire, fatigué de pleurer



    Fatigué de chercher quelques traces d'amour
    Dans l'océan de boue où sombre la pensée

    Fatigué, fatigué



    Pour les jours qui viennent Pompompom ne va être que l’hombre d’elle-même, et brillera donc par son absence de commentaire.

    Bonne fin d’année à tous

  • Fatigué de chercher quelques traces d'amour, Dans l'océan de boue où sombre la pensée

     

    Fatigué

    (Album: Mistral Gagnant)

     

     

    Jamais une statue ne sera assez grande
    Pour dépasser la cime du moindre peuplier
    Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
    Que celui des hommes qui les ont plantés
    Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
    Je changerai la sève du premier olivier
    Contre mon sang impur d'être civilisé
    Responsable anonyme de tout le sang versé

    Fatigué, fatigué
    Fatigué du mensonge et de la vérité
    Que je croyais si belle, que je voulais aimer
    Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
    Fatigué, fatigué

    Fatigué d'habiter sur la planète Terre
    Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable
    Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers
    Berceau de la bêtise et royaume du mal
    Où la plus évoluée parmi les créatures
    A inventé la haine, le racisme et la guerre
    Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
    Et amène le sage à cracher sur son frère

    Fatigué, fatigué
    Fatigué de parler, fatigué de me taire
    Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
    Quand la moitié du monde en assassine un tiers
    Fatigué, fatigué

    Fatigué de ces hommes qui ont tué les indiens
    Massacré les baleines, et bâillonné la vie
    Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
    Qui ont même réussi à pourrir la pluie
    La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écœure
    Depuis l'horreur banale du moindre fait divers
    Il n'y a plus assez de place dans mon cœur
    Pour loger la révolte, le dégoût, la colère

    Fatigué, fatigué
    Fatigué d'espérer et fatigué de croire
    A ces idées brandies comme des étendards
    Et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir
    Fatigué, fatigué

    Je voudrais être un arbre, boire à l'eau des orages
    Pour nourrir la terre, être ami des oiseaux
    Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
    Pour qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau
    Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
    Au cœur de cette terre que j'aime tellement
    Et que ces putains d'hommes chaque jour assassinent
    Je voudrais le silence enfin et puis le vent

    Fatigué, fatigué
    Fatigué de haïr et fatigué d'aimer
    Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
    Fatigué des discours, des paroles sacrées

    Fatigué, fatigué
    Fatigué de sourire, fatigué de pleurer
    Fatigué de chercher quelques traces d'amour
    Dans l'océan de boue où sombre la pensée

    Fatigué, fatigué

     

     

     

     

  • T'es encore là toi!?

     

     

    Merci Romain

     

     

    Tu as été là quand j’avais besoin alors que c’était dur pour toi…

    Pas de grands mots, pas de jolies mots, mais là, bien là!

    Merci de m’avoir apporté, même si ce n’est que pour un temps, ton amitié.

    Merci de m’avoir écouté, merci de m’avoir réconforté

    Merci de ce que tu es et de me le faire partager….

     

     

     

    Moralité de l’histoire : les mecs biens ne sont pas toujours ceux qu’on croit et ceux qui y parraissent…

  • Vide

     

     

    Quand on oublie de manger, pendant un certains temps le corps souffre…

    Le cœur se met à palpiter plus fort et s’emballer. Il tourne comme un moteur à vide.

    Mais quand on continue à ne plus manger, tout le corps s’affaiblie et le cœur semble ne plus avoir la force de palpiter.

    Les émotions elles aussi paraissent ne plus pouvoir s’encrer.

    Et avec les jours qui passent, un calme artificiel s’installe.

    Tout s’affaiblie même les sensations, même les ressentis.

    Cela devient agréable.

     

    Cela fait plusieurs jours que je n’ai plus envie de manger, que je n’arrive pas à manger.

    Et là, je m’aperçois que malgré mon estomac qui se tord de douleur, cela est agréable.

    Que j’ai une raison de ne plus manger.

    Tout de suite je n’ai envie que de dormir…. Sans me réveiller.

  • Silence

    De toute ma vie j’ai crié ma liberté de penser et de m’exprimer.

    Ainsi par le passé, j’ai exprimé, énoncé, mainte fois ce qui je savais provoquerait haine, colère, douleur, destruction, perte, solitude, mépris….

    Mais je n’ai jamais voulu renoncer à ma liberté de pensée et à son expression.

    J’ai même poussé mes convictions, motivées par un sentiment puissant de justice, à me battre verbalement pour certains en toute conscience que cela nuirait indirectement à mon propre enfant. Car jamais je n’ai voulu plier sous la menace, la peur et j’ai accepté les règles du jeu de la liberté … !

     

    La justice ne doit jamais être abandonnée, et la liberté toujours défendue.

     

    Et je veux transmettre à mes enfants ce sentiment de justice en sachant que parfois elle se paye dans le sang mais que le monde n’a jamais avancé sans cela !

    Je veux que mes enfants sachent qu’il est dur dans ce monde de se battre pour ses droits et pour ce qui est juste. Et que l’on doit faire un choix ! Celui de la liberté ou celui de l’enfermement et de l’endoctrinement.

    Que dans tous les cas, il y aura un prix à payer !

    Que ce qui peu paraitre plus facile, plus doux, n’est que cancer qui amène à la mort sans rien.

    Que ce ne sont jamais les hommes qui ont suivi sans jamais crier qui ont changé le monde, qui ont changé leur vie…

     

    Aujourd’hui, pour la première fois je me retrouve muselée.

    Non pas par une tierce personne mais par moi-même !

    Car ma liberté de parler me parait moindre face à la douleur de l’autre.

     

    Ainsi, aujourd’hui, je garde sur mon ordi, une note que je ne publierais pas, une lettre ouverte que j’aurais aimé libéré sur cet espace de vie qu’est mon blog !

     

    Cela me semble étrange, comme toute nouveauté.

     

    Mais il me parait juste, cette fois ci de me taire. Car l’intention, l’objectif des mots ne doit pas être perdu.

    Dire au prix du sang n’a de sens que s’il défend et apporte…

    Aujourd’hui je pense que si je m’exprimer, je ne ferais qu’alourdir un esprit saturé, perdu et encombré.

    Ma seule liberté aujourd’hui est mon silence. Silence pour ne pas nuire.

  • Vent

    Si j’avais quelques talant à écrire, j’aimerai rédiger un pamphlet sur la tristesse.

    Je la découvre chaque jour comme jamais, dans ses détours, ses recoins, dans ses couleurs….

    Je suis surprise par sa diversité et ses nuances.

    Aujourd’hui, celle qui m’habite semble paisible.

    Elle coule lentement sur moi comme mes larmes sur mon visage.

    Le vide n’est pas présent mais la vie non plus.

    Le sentiment d’une petite mort est là.

    L’esprit est calme et résigné. Aucune pensée ne défile et s’entremêle, seul le souffle du vent sur un paysage esseulé marque sa présence.

    Tout semble si simple et évident, je ne vois rien à rajouter.

    Je ne peux que laisser ma tristesse s’étendre au rythme de « Brothers In Arms » et contempler la vie autour de moi, qui elle semble exister.

    Je ne peux que regarder, de si loin que rien ne semble plus exister, ceux que j’aime, et l’impuissance de mon être face à leur tristesse qui coule en moi plus qu’ils ne le croient….

    Par moment dans cette étendue sans relief, une pensée, une émotion surgit et m’attrape par la main pour me dire, va, va, bats-toi…

    Mais à quoi bon !?

    Je ne suis que du vent qui caresse parfois le visage d’étranger mais ne reste jamais sur eux.

    Je m’agite, je me tournante et tourbillonne autour d’eux mais seules les feuilles bougent et se retournent à mon contact.

    Aujourd’hui je ne souffle plus. Je n’en ressens plus la force, plus l’envie.

    A quoi bon…

  • Sans commentaire

     

     

    Brothers in Arms - Dire Straits

     

     

     

     

    These mist covered mountains
    Are a home now for me
    But my home is the lowlands
    And always will be
    Some day you'll return to
    Your valleys and your farms
    And you'll no longer burn
    To be brothers in arm

    Through these fields of destruction
    Baptism of fire
    I've watched all your suffering
    As the battles raged higher
    And though they did hurt me so bad
    In the fear and alarm
    You did not desert me
    My brothers in arms

    There's so many different worlds
    So many different suns
    And we have just one world
    But we live in different ones

    Now the sun's gone to hell
    And the moon's riding high
    Let me bid you farewell
    Every man has to die
    But it's written in the starlight
    And every line on your palm
    We're fools to make war
    On our brothers in arms

    Ces montagnes embrumées
    Deviennent provisoirement ma demeure
    Mais ma patrie est en terres basses
    Et le restera toujours
    Un jour vous retournerez vers
    Vos vallées et vos fermes
    Et vous ne vous tourmenterez plus
    D'être des frères d'armes
     
    A travers ces champs de destruction
    Le baptême du feu
    J'ai été témoin de votre douleur
    Alors que les affrontements redoublaient d'intensité
    Et bien qu'ils m'aient porté un coup fatal
    Dans la peur et l'inquiétude
    Vous ne m'avez pas abandonné
    Mes frères d'armes
     
    Il y a tant de mondes différents
    Tant de soleils différents
    Et nous n'avons qu'une planète
    Mais nous vivons dans des mondes séparés
     
    Le soleil est désormais parti en enfer
    Et la lune s'élève
    Laissez-moi vous faire mes adieux
    Tous les hommes doivent mourir
    Mais il est écrit dans la lumière des étoiles
    Et dans chaque ligne de votre main
    Que nous sommes fous de faire la guerre
    A nos frères d'armes